Terence Fisher - Les vierges de Satan (1968)
S’appuyant sur un solide scénario de l’écrivain Richard Matheson (Je suis une légende, Le jeune homme, la mort et le temps) qui adapte un roman de Dennis Wheatley, Les vierges de Satan s’avère très représentatif de l’œuvre de Terence Fisher, peut-être le seul véritable auteur de la firme Hammer. Tous les films que Fisher a réalisés pour le studio britannique tournent autour du thème universel du Bien et du Mal, de l’affrontement entre ces deux entités. Après Van Helsing contre Dracula, nous assistons ici à la luette entre Richleau (le Bien) et Mocata (le Mal). De plus, le cinéaste sait toujours aisément créer un climat de peur, d’oppression, avec finalement très peu de choses. La terreur qui y est déversée réside avant tout dans une atmosphère étouffante, dans la suggestion plus que dans une abondance de violence. Celle-ci est certes présente à l’écran mais elle n’est aucunement gratuite, éclatant surtout en quelques scènes chocs, terrassant le spectateur (celle du sabbat notamment). ...